Challenge Verhalle à Watermael Boisfort

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Que dire du petit Poucet qui veut s’attaquer à une armée d’ogres bien décidés ?

Ce dimanche 7 décembre, l’Association Mouscron escrime avait dépêché quatre de ses membres au challenge Verhalle à Bruxelles, répondant ainsi à l’invitation du cercle « La Maison de l’Escrime ».

Cette compétition internationale permet chaque année à des équipes de haut niveau de se rencontrer dans la formule dite à l’italienne en 45 touches, dans un esprit chevaleresque.

L’équipe de Mouscron était constituée de Jean-François Salomon, capitaine et président du club, de Jean-Benoît Decraene, de Rémi Soyez et de Pascal Bruggeman en tant que tireur réserve. L’objectif poursuivi par l’équipe, dont c’était la toute premiére sortie en compétition dans cette configuration inédite, était triple: d’une part se confronter à des escrimeurs de très haut niveau pour mesurer sa vraie valeur, emmagasiner de l’expérience et enfin développer un véritable esprit d’équipe. Face à une telle opposition, il était raisonnable d’espérer mettre un nombre de touches au moins égal à la moitié des touches reçues.

Dès le premier match, le niveau fut placé bien haut, car le sort avait désigné l’équipe d’Amiens 2 comme adversaire. Le club d’Amiens produit régulièrement des athlètes détenteurs de plusieurs titres nationaux et internationaux. La barre était  donc haut placée. Commencer avec la crème, ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux pour le moral. Pourtant le match, même s’il était inégal, permit à Mouscron de sortir la tête haute de cette confrontation, s’inclinant sur un score honorable de de 45 touches à 23.

Ce fut sans doute ce bon résultat qui boosta nos tireurs et leur permit de réaliser un exploit au second match en battant « La Dague, La Prime » de Rixensart par 38 touches à 30 touches (le  temps étant écoulé avant que la limite de 45 touches ne soit atteinte).

Au troisième match, notre équipe rencontra les hôtes du jour : « La Maison de l’Escrime » qui se trouva fort dépourvue en se trouvant à 15/15 après les premiers assauts. Ce cercle avait délégué son équipe n°2. Mais quand on sait que l’équipe n° 1 est composée des VIP (présidents, et vétérans), on aura compris que celle-là sert surtout à la représentation et que la vraie équipe première est la n°2 contre laquelle Mouscron se battait avec tant d’acharnement. Quand une équipe se sent très forte comme c’était le cas, elle garde son meilleur tireur en réserve pour les matches de fin de journée. Ainsi, quand les meilleures équipes s’approchent du podium, le champion n’est nullement fatigué, ce qui peut faire la différence. Si, dans un premier temps face à Mouscron, la Maison de l’escrime a choisi de ne pas aligner son meilleur tireur,  elle a estimé indispensable, en cours de match face à la résistance acharnée des Mouscronnois, de faire monter son champion afin d’assurer la victoire. Le petit poucet  mouscronnoisfinit  donc par s’incliner, mais non sans avoir fait vaciller un ogre.

Le troisième match nous mit face à Beaumont Sur Oise. Vainqueur du challenge en 2012, ce cercle ne s’était certes pas déplacé pour rien. Il fut logiquement vainqueur de Mouscron dont l’objectif ne fut cette fois pas atteint, puisque nous en fûmes pour 19 touches à 45.

Que dire cette fois du petit Poucet qui venait s’attaquer à une armée d’ogres ?

Le courage revint lors du dernier match de poule en permettant de renouer avec  l’objectif, mais malgré le courage renouvelé des membres de l’équipe, la victoire ne revint plus.

Malgré tout, le résultat n’était pas si mauvais, permettant à Mouscron de se classer à une très honorable 12ème place sur les 15 équipes inscrites et de se présenter en élimination directe face à la confrérie gantoise « St Michiels » qui se trouvait 5ème au classement.

Encore une fois, l’objectif fut atteint malgré une défaite qui mit l’adversaire plusieurs fois en péril lors d’un final au cours duquel les Mouscronnois, bien que se sachant battus, vendirent chèrement leur peau, tentant de décrocher le meilleur score possible.

La journée s’arrêta là pour nos mouscronnois, mais s’il faut en retenir quelque chose, c’est qu’il gratifiant de relever des défis, de gravir des montagnes et si on ne monte pas bien haut, c’est le cœur plein du panache avec lequel ils se sont battus qu’ils sont ensuite rentré au bercail, confirmant leur  12ème provisoire du matin  et laissant chez l’adversaire certes une épée cassée, une épaule et un doigts douloureux dont ils se souviendront longtemps mais surtout l’impression d’escrimeurs combattifs et fair-play.


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